Le premier jour :
Quand je parle avec des personnes qui ne sont pas directement liées au monde du café, souvent, je m’aperçois qu’elles pensent aux torréfacteurs comment à une grande industrie, où plusieurs bruleurs torréfient automatiquement le café et où une centaine d’employés travaillent automatiquement et froidement la cuisson des grains.
Je pensais effectivement à la même chose avant de rentrer dans l’univers magique du café.
La première visite d’une torréfaction a été pour moi une vraie surprise: en voiture dans une zone résidentielle, je recherchai un bâtiment industriel en faisant plusieurs fois le tour du quartier, mais je ne trouvai pas d’usine. Je recherchai donc le numéro et je ne vis qu’une maison qui n’était pas très grande et où il était écrit sur la sonnette le nom du torréfacteur. Je restai perplexe, un torréfacteur qui fourni 300 établissements et qui exporte dans plusieurs pays serait abrité dans le sous-sol d’une maison… A l’extérieur, je sentis le parfum du café torréfié, je sonnai, puis fus accueilli directement par le propriétaire.
Voir cette personne utiliser son vieux bruleur, et la visite de ce lieu me permis de vérifier, et d’admirer la passion que nourrissait le gardien du secret de ses mélanges pour ses créations.
Ceci fut mon premier pas dans l’univers du café, et de la torréfaction.